Formation à l’accompagnement des personnes sous emprise

Marianne Dalmans et moi avons décidé de mettre en commun notre expertise dans le domaine de la manipulation et de l’emprise pour proposer cette formation spécifique à destination des thérapeutes .

Formation qui, cette fois, n’a rien à voir avec l’hypnose et s’ouvre à d’autres techniques .

Perspective-s ?

Perspectives… ce mot entendu mille fois ce matin à la radio m’a fait l’effet d’une injure. Peut-être parce qu’à l’autre bout de l’info s’impose la peur incontrôlée du variant, des variants, des enfants variants… et qu’un peu plus loin on nous parle des vaccins qui sont retardés, pas livrés, pas administrés…

Perspectives… au pluriel en plus !

Bien sûr qu’il est plus que temps d’ouvrir des perspectives aux jeunes, aux vieux et aux moins vieux, aux secteurs hospitalier, artistique, de l’enseignement, de l’horéca, de l’événementiel, des sports, du tourisme, du bien-être, du contact, des contacts… parce que derrière le mot « secteur » il y a des êtres humains qui sont en train de crever sans être repris dans aucune courbe affolante.

Plus on avance, plus il paraît clair que nous allons devoir « apprendre à vivre avec le virus », les virus… apprendre à VIVRE, alors que jusqu’ici on nous « apprend à mourir avec le virus » et dans quelles conditions !

Perspectives… si cela reste un mot lâché dans la foule des autres mots creux et vains qui ne s’inscrivent dans aucune réalité, oui ça devient une injure.

Et pour mettre en place des perspectives, pas seulement en parler, il faut sortir urgemment de cet état de panique et de sidération dans lequel nous sommes (et dans lequel nos gouvernants semblent tout aussi coincés). Sortir de la peur pour ouvrir les perspectives de la pensée, activer notre intelligence, notre sens de la réflexion et de la critique…

Dans mon travail d’hypnothérapeute spécialisée dans le traitement des traumas, je sais à quel point la peur nous paralyse. Le principe est simple : face à une peur subite ou distillée en permanence depuis presqu’un an, le cortex se met en veille au profit du cerveau reptilien dont le boulot est d’assurer les fonctions vitales de notre organisme, pas de raisonner, de réfléchir, de vérifier…

Je sais aussi, parce que notre cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire, à quel point nos pensées peuvent avoir un effet négatif ou positif sur notre corps, notre santé.

Dans ce brouhaha anxiogène et dramatique, certaines voix, de médecins, de scientifiques, de philosophes, commencent enfin à s’élever. Ces voix ne sont pas animées par des propos complotistes (qui ne font qu’amplifier la peur et ses conséquences) mais bien par un retour à la raison, par une prise de distance permettant de sortir de l’émotion, de calmer le reptilien, de voir au-delà des chiffres des contaminations qui nous hypnotisent depuis des mois. 

Il est urgent que ces réflexions, portées par des femmes et des hommes ayant pris de la hauteur, soient prises en compte, car ce sont d’elles et d’eux que viendront les propositions ouvrant de réelles perspectives d’aménagement de nos vies sans les couper des aspects ESSENTIELS  que sont le social, l’écologique, le culturel et l’économique.

Bérangère Lhomme – Hypnose conversationnelle

Evolution

Il y a des moments dans la vie où il nous faut prendre des décisions qui ne sont pas nécessairement faciles, mais qui s’imposent à nous si nous voulons respecter la petite voix intérieure qui nous souffle que le vent du changement est arrivé.

En tant que thérapeute je sais très bien que si on fait semblant de ne pas écouter cette petite voix, c’est le corps qui s’exprime et somatise. J’ai l’habitude d’expliquer que les maladies psychosomatiques sont une protection de l’inconscient qui décide qu’il vaut mieux souffrir physiquement qu’émotionnellement…

Et le thérapeute, même s’il sait cela, n’est pas à l’abri de ce type de mécanisme. On connaît tous la métaphore du cordonnier le plus mal chaussé…

Alors voilà, après 7 années de pratique de l’hypnose conversationnelle, après avoir aidé de nombreuses personnes et avoir aimé passionnément ce métier-là, je ressens le besoin de diminuer très fortement mes consultations au profit de la transmission : je vais, en effet, me donner le temps de développer l’aspect formation et supervision de l’hypnose conversationnelle, de poursuivre les conférences et de revenir à mon premier amour, l’écriture.

Je tiens donc à m’excuser auprès des nombreuses personnes qui me demandent des rendez-vous. Je fais une pause, mais je ne manquerais évidemment pas de vous réorienter vers des collègues que j’ai formé-e-s et dont je connais les qualités.

Merci de la confiance que vous m’avez faite et que vous me faites encore. Cela me va droit au cœur ❤

Que cette année qui commence vous soit douce.

Pour toutes informations complémentaires n’hésitez pas à m’envoyer un mail : berangere.lhomme@hotmail.com et à vous abonner à ma page Facebook https://www.facebook.com/BerangereLhommeHypnologue

Pour les informations concernant les formations que je donne au Centre de Santé & Bien-Etre cliquez ICI

Bérangère Lhomme-Hypnose conversationnelle

Formations en 2021

2021 sera définitivement sous le signe des formations au Centre de Santé & de Bien-être de Blegny qui me fait le grand plaisir de m’accueillir depuis septembre 2020.

Au programme:

  • Deux sessions de la formation de base  » Apprentissage et utilisation pratique de l’hypnose conversationnelle » qui débuteront respectivement les 6 février et 18 septembre.
  • Des modules thématiques permettant d’approfondir des techniques précises d’hypnose dans divers domaines :
    – 21 février 2021: la maternité dans « tous ses états »
    – 28 février 2021 : la manipulation perverse narcissique et l’aliénation parentale
    – 14 mars 2021: la préparation aux interventions chirurgicales (1/2 journée )
    – 14 mars 2021 : les deuils (1/2 journée )
    – 9 mai 2021 : le harcèlement (1/2 journée )
    – 9 mai 2021 : les TOCS et phobies ( 1/2 journée )

Pour infos et inscriptions c’est par ici : Centre de Santé & de Bien-être

N’attendez pas, les places sont comptées !

Impuissance apprise et manipulation perverse narcissique

Les victimes de manipulateur-trice pervers-e narcissique me posent souvent la même question : mais pourquoi est-ce que je tombe toujours sur des personnes comme ça ?

Dans tous les cas, c’est parce que la victime est une belle personne : lumineuse, généreuse, spontanée, très (voire trop) empathique, sensible (voire hypersensible). Une personne sincère qui voit le monde et les autres au travers d’un prisme bienveillant, qui se soucie plus souvent des autres que d’elle-même, qui est à l’écoute, se remet constamment en question… bref l’exact contraire du manipulateur ou de la manipulatrice perverse narcissique qui, parce qu’il ou elle est vide, convoite toutes les qualités vivantes de la victime, veut les posséder pour mieux la détruire.

Dans de nombreux cas, c’est aussi parce que, par malheur, la victime a déjà été rabaissée et humiliée par un parent, par un précédent compagnon ou une précédente compagne. Le manipulateur ou la manipulatrice perverse narcissique n’aura alors plus qu’à marcher dans les pas de maman, papa, le précédent compagnon pu la précédente compagne pour réveiller chez la victime ce qu’on appelle l’impuissance apprise (ou acquise) : ce sentiment d’impuissance permanente et générale provoqué par le fait d’avoir été exposé de manière durable et répétée à une situation et à des paroles dévalorisantes, sur lesquelles on ne peut agir ni échapper.  

C’est cette impuissance qui facilite grandement l’emprise et lui « promet » de durer longtemps.

Bérangère Lhomme – Hypnose conversationnelle

L’ère Covid : une fabrique de deuils pathologiques

Et si l’on abordait le deuil inachevé, aussi appelé pathologique ?

Certes, ce n’est pas le sujet le plus réjouissant en ces temps de troubles, mais c’est un sujet malheureusement tellement d‘actualité.

C’est qu’il y a deuil et deuil.

Le deuil dit « normal » prend en moyenne deux ans et passe par différentes étapes que sont le choc et le déni, la douleur et la culpabilité, la colère, le marchandage, la dépression et la tristesse et enfin l’acceptation.

Le deuil inachevé ou pathologique n’arrive pas à passer par toutes ces étapes et ne se termine pas tant qu’il n’a pas été «soigné». Il y a quelque chose qui coince, enraye le processus et maintient la personne dans une douleur quasi permanente.

Le deuil devient pathologique quand on n’a pas pu aller au bout de quelque chose avec la personne décédée : on n’a pas pu lui dire au revoir, on a le sentiment de ne pas avoir fait tout ce qu’on aurait pu ou dû faire, on n’était pas là au moment du « passage », on s’est quitté sur une dispute, on n’a pas pu assister aux funérailles… En somme, on n’a pas pu accompagner (au sens large du terme) comme on l’aurait voulu ou comme on pense qu’il ou elle l’aurait souhaité. Et on ne peut plus réparer, puisqu’il ou elle n’est plus là.

C’est ce sentiment de «  on ne peut plus réparer » avec la culpabilité, les remords et les regrets qu’il engendre qui fait que le processus naturel du deuil patine et s’embourbe.

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A cette part de nous…

Nous y voilà.

Nous y voilà à ce moment de rupture où la peur fait émerger de nous le pire comme le meilleur.

Nous y voilà à ce moment de rupture où les élans d’amour côtoient les élans de haine.

C’est un grand nettoyage qui est en cours où les êtres humains sont forcés de se connecter à la lumière comme à la noirceur de leur âme. Et nous avons tous ces deux parts en nous. Il est maintenant essentiel de les reconnaître, de les équilibrer, puis de laisser doucement diminuer notre part sombre en la rassurant, en la cajolant, en lui expliquant et en lui montrant que seule la solidarité bienveillante nous permettra de sortir grandis de cette expérience. Nous permettra de nous en sortir tout simplement.

À cette part de nous qui a dévalisé les magasins en masse et ainsi multiplié l’échange des postillons au mépris de la santé et des besoins de tous, à cette part de nous qui, aujourd’hui, insulte et menace les infirmières et les médecins qui essayent de revenir dormir quelques heures chez eux, juste à côté de chez nous, à cette part de nous qui invective nos voisins contaminés et qui, demain, sera peut-être prête à tuer l’autre pour se « protéger » d’un virus invisible, je voudrais juste rappeler que le danger n’est pas au-dehors, mais au-dedans. Que le danger c’est la part d’ombre elle-même qui a pris le pouvoir au détriment de la part humaine. Comme un monstre hurlant dépourvu de réflexion et de cœur. Ce monstre qui prend le pouvoir, ce n’est pas nous. C’est juste une partie de nous qu’il nous ait possible de maîtriser et de ramener à sa juste place.

Le monstre ne sauvera personne, même pas lui-même, surtout pas lui-même.

Alors je vous propose de fermer les yeux un instant. De respirer profondément puis de vous envoler très haut, jusqu’à cet endroit cosmique où l’on voit notre planète bleue dans son entièreté. Petite boule suspendue dans le néant du monde. Et puis je vous invite à regarder en vous. Prenez un temps pour voir quelle part de vous, entre la noirceur et la lumière, est en train de prendre toute la place et de dicter sa loi.

Si c’est la lumière, laissez-la grandir encore et encore.

Si c’est l’ombre, prenez-là dans vos bras et donnez-lui beaucoup d’amour, rassurez-là et voyez comment, petit à petit, elle devient moins grande, moins noire, moins monstrueuse jusqu’à ce que vous retrouviez votre part de lumière tapie, là,  dans un coin. Instaurez une conversation entre votre part d’ombre et votre part de lumière. Sentez la part de lumière qui grandit et petit à petit enveloppe votre part d’ombre.

Il n’y a qu’avec la lumière que nous sauverons ce monde.

Il n’y a que dans la lumière que nous nous en sortirons.

Bérangère Lhomme – Hypnose conversationnelle